Une première itinérance à vélo sur voie verte
Les voies vertes permettent de voyager à vélo plusieurs jours sans être sportif. Comment choisir un itinéraire, combien de kilomètres prévoir par jour, comment porter ses bagages et rentrer en train.
Le voyage à vélo souffre d’une image d’exploit. En réalité, une itinérance sur voie verte demande surtout d’être organisée : un itinéraire aménagé, des étapes raisonnables, des bagages bien répartis et une solution pour rentrer. Ce guide s’adresse à ceux qui n’en ont jamais fait et se demandent par où commencer.
Voie verte, véloroute : la différence
Une voie verte est un aménagement réservé aux circulations non motorisées : cyclistes, piétons, rollers. Elle suit souvent une ancienne voie ferrée ou un chemin de halage, ce qui lui donne des pentes douces et une grande régularité. Une véloroute est un itinéraire cyclable de longue distance, jalonné, qui emprunte en partie des voies vertes et en partie des petites routes à faible circulation.
Pour une première fois, un itinéraire à forte proportion de voies vertes est le plus rassurant. Les grands itinéraires le long des fleuves, comme la Loire à vélo, ou les anciennes voies ferrées réaménagées, dans les Vosges comme ailleurs, offrent de longues sections en site propre et des villes étapes régulières.
Combien de kilomètres par jour
Sur terrain plat et avec des bagages, une étape de quarante à soixante kilomètres laisse le temps de visiter, de déjeuner et de s’arrêter souvent. Les cyclistes entraînés font beaucoup plus, mais ce n’est pas l’objet : sur une première itinérance, c’est l’envie de repartir le lendemain qui compte. Prévoir une étape plus courte le premier jour et une journée de repos au milieu d’un séjour d’une semaine évite la plupart des déconvenues.
Les bagages
Le poids se porte sur le vélo et non sur le dos. Des sacoches fixées sur un porte-bagages arrière suffisent pour une itinérance en hébergement ; le camping demande davantage de volume. La règle qui revient chez tous les voyageurs est de partir avec moins qu’on ne le pense : une tenue de rechange, un vêtement de pluie, de quoi réparer une crevaison et de l’eau.
Louer sur place ou partir avec son vélo
Sur les itinéraires les plus fréquentés, des loueurs proposent des vélos de voyage équipés, parfois avec le transfert des bagages d’un hébergement à l’autre. C’est une bonne solution pour tester la formule. Partir avec son propre vélo suppose de vérifier son état et de savoir comment le transporter jusqu’au point de départ.
Rentrer en train
Le retour est souvent la partie la moins préparée. De nombreux trains régionaux acceptent les vélos, dans la limite des places disponibles, et certains itinéraires suivent de près une ligne ferroviaire, ce qui permet de raccourcir une étape en cas de fatigue ou de mauvais temps. Les conditions varient selon les régions et les trains : elles se vérifient avant le départ auprès de l’exploitant.
Questions fréquentes
Faut-il un vélo spécial pour voyager ?
Non. Un vélo en bon état, avec un porte-bagages et des pneus adaptés au revêtement de l’itinéraire, suffit. Un vélo à assistance électrique élargit les possibilités, à condition de prévoir la recharge dans les hébergements.
Les voies vertes sont-elles toutes goudronnées ?
Beaucoup le sont, d’autres sont en stabilisé ou en terre compactée. Le revêtement change le confort et la vitesse : il est indiqué dans la description des itinéraires.
Peut-on faire une itinérance avec des enfants ?
Oui, et les voies vertes sont justement adaptées, puisqu’elles sont séparées de la circulation automobile. Il faut raccourcir les étapes et prévoir des pauses fréquentes.
Que faire en cas de crevaison ?
Emporter une chambre à air de rechange, des démonte-pneus et une pompe, et savoir s’en servir avant de partir. C’est l’incident le plus fréquent, et il se règle en un quart d’heure.